Le IV pouvoir en balance

IMG_0185_3l’Institut Scandinave des Droits de l’Homme a décidé d’aménager un siège permanent de ses activités à Genève, en raison de la portée symbolique de la cité helvétique, siège du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme et du Conseil des droits de l’Homme, de l’ONU, CICR et de l’importance diplomatique de la ville par le nombre d’organisations gouvernementales, intergouvernementales et non gouvernementales qu’elle abrite.

L’Institut scandinave a déjà organisé bon nombre de colloques et de sessions de formation à Genève depuis sa fondation en 2009. Au printemps 2014, Il a inauguré ses activités à son nouveau siège, Rue Richard Wagner, dont l’emplacement est situé à mi-chemin entre le Palais des Nations Unies, le siège du CICR (Comité International de la Croix Rouge) et le Palais Wilson, siège du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme.

I -Le IV pouvoir en balance:

L’évolution constante des moyens de moderne d’expression et de communication, du fait des nouvelles technologies mises en œuvre par les médias pour la diffusion des informations, de même que la question de la protection des journalistes, d’une part, en complément à la question de la responsabilité des journalistes, d’autre part, placent la profession journalistique au cœur de la problématique en raison de son positionnement sensible dans le processus d’influence de l’opinion publique; deux facteurs qui en font le témoin de l’instant et l’historien de l’événement.

Les publicistes et journalistes assument un rôle principal dans l’orientation et les options de la communauté internationale, particulièrement en ce qui concerne la diffusion des informations d’ordre général ou privé. Toutefois, le rôle des journalistes dans les conflits armés peut constituer une source de danger.

A ce titre, la présence d’une presse libre s’impose comme une nécessité, directement liée à la nécessité de protéger la sécurité et la liberté du journaliste, en sus de protéger le droit d’obtenir les informations et de les transmettre à l’opinion.

Certes, et cela est indéniable, la Charte internationale sur les droits de l’homme, de même que le droit humanitaire international, ont enregistré de grands progrès en ce domaine. Avec le temps, les luttes syndicales couplées avec le combat des organisations non gouvernementales spécialisées dans la protection des journalistes sont même parvenus à ancrer de nouvelles règles, alors que, parallèlement la démocratisation des moyens d’expression a enregistré de grands progrès sur le plan humain.

En dépit de cette évolution encourageante et de la mise sur pied d’un dispositif préventif, les attaques contre la liberté de l’information et la sécurité des journalistes, les moyens de protection se sont révélés insuffisants, comme en témoigne le bilan des zones les plus gravement sinistrées par les conflits.

En dépit du fait que le droit humanitaire international et la Croix Rouge Internationale constituent de puissants soutiens à l’action journalistique en temps de guerre, la violence des conflits et l’irrationalité de certaines fractions belligérantes a rendu une catégorie des «porteurs d’armes» inapte à concevoir la neutralité d’une vieille institution de l’importance de la Croix Rouge Internationale, ni le professionnalisme d’un grand journaliste; deux cibles sur lesquels planent constamment les risques d’assassinat ou d’enlèvement.

L’instrumentalisation des moyens de communication d’une manière contraire aux règles professionnelles, de même que les actions incitatives à la haine d’une manière contraire aux valeurs des Droits de l’Homme et de la déontologie professionnelle, tant au niveau de la presse que de la télévision, ont porté atteinte à la crédibilité des journalistes, du fait de la diffusion d’informations de manière négative

Pour ces raisons, à l’initiative de l’Institut scandinave des Droits de l’Homme, un groupe de journalistes à l’expertise professionnelle reconnue et des juristes se sont réunis en colloque portant sur la thème «Le droits des journalistes et leur protection», dans une tentative de renforcer leurs droits et de souligner, dans le même temps, la proximité entre le professionnalisme journalistique et l’instrumentalisation politique et idéologique de l’information.

Notre fierté est d’avoir pu faire participer à ce colloque des journalistes de renom, à l’expertise confirmée par la profession, notamment les rédacteurs en chef et grands rapporteurs de Rai Al Yom, Al Arab, Sky news, al Bina, France 24, Al Mayadeen, BBC, le Figaro, de même que des experts de la Croix Rouge Internationale, de l’ONU et du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme.

Le colloque s’est tenu Lundi 21 avril 2014 de 09h30 à 18h30 au siège de l’Institut Scandinave des Droits de l’Homme, Rue Richard Wagner, Genève – 5eme étage.